Une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies (APNU) permettrait pour la première fois aux représentants des citoyens, et pas seulement aux représentants des états, de jouer un rôle direct et influent au sein de la politique mondiale. Cette assemblée ne remplacerait pas les organes onusiens existants, mais constituerait un moyen supplémentaire d’intégrer plus efficacement les parlementaires à la concrétisation de la mondialisation.
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| Possible logo d'une APNU, reflétant les bancs de parlements |
En tant qu’étape transitoire avant que des élections directes ne deviennent réalisables, l’Assemblée parlementaire auprès de l’ONU serait constituée de délégués issus des parlements nationaux, voire régionaux, reflétant ainsi la diversité politique de ces derniers. L’APNU incluerait alors les membres des partis minoritaires dont les opinions ne sont souvent pas représentées aux Nations Unies. Au contraire des ambassadeurs à l’ONU actuels, les représentants de l’APNU ne seraient pas soumis à l’autorité des gouvernements nationaux. Ces parlementaires seraient libres de poser des questions inquisitrices, d’aborder des questions sensibles et de soumettre des propositions novatrices à la considération du Conseil de sécurité, de l’Assemblée générale, des institutions financières de Bretton Woods et d’autres organes onusiens.
Les grands maux de notre temps, tels que la guerre, la maladie, la pauvreté et le changement climatique, ne peuvent être résolus uniquement au moyen de l’action des nations individuelles. La représentation directe des citoyens pourrait aider le monde à mieux se percevoir en tant que communauté mondiale. Aux plus hauts niveaux de l’ONU, une APNU pourrait fonctionner comme une conscience et un organisme de surveillance mondiaux, ainsi que comme un catalyseur des réformes à venir. Au fur et à mesure, l’APNU, d’abord organe consultatif, pourrait évoluer en un parlement mondial doté d’authentiques droits d’information, de participation et de contrôle.
Une Assemblée parlementaire consultative auprès des Nations Unies pourrait être établie en tant qu’organe subsidiaire par un vote de l’Assemblée générale, sans modifier la Charte de l’ONU, conformément à l’Article 22. Le passé nous prouve que si une poignée de pays, exhortés par leur société civile, prennent l’initiative, comme cela a été le cas avec le Traité d’interdiction des mines antipersonnel et le Tribunal pénal international, il est en effet possible de réaliser une transformation significative au niveau international.
L’ « Appel pour la création d'une Assemblée parlementaire aux Nations Unies », élaboré par la Campagne pour la création d’une APNU, reflète le consensus atteint par des parlementaires, des représentants de la société civile, des activistes et des universitaires à propos de ce projet.
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