Les législateurs décuplent leurs efforts en vue d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies

Secretariat, 23. octobre 2009

Les législateurs de trois régions mondiales se sont unis afin de développer leurs activités parlementaires visant à la création d’un organe élu au sein des Nation Unies. Jeudi, lors d’une téléconférence internationale, ils ont formellement créé le « groupe parlementaire consultatif » de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies (CCAPNU). Le groupe, qui conseillera la Campagne sur les questions politiques majeures, est considéré comme le point de départ du développement d’un réseau mondial de législateurs du monde entier préconisant la création d’un véritable organe parlementaire au niveau mondial.

« A ce jour, plus de 600 parlementaires, originaires de plus de 90 pays, soutiennent l’appel lancé par la campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire auprès de l’ONU. Notre but est d’établir un contact avec nos collègues afin de stimuler les initiatives parlementaires au sein de leur parlement national et régional », a déclaré Fernando Iglesias, l’un des deux coprésidents élus du groupe parlementaire consultatif et membre de la Chambre des députés d’Argentine, qui, en août dernier, a été le premier parlement national au monde à adopter une résolution appelant à la création d’une Assemblée parlementaire auprès de l’ONU.

« La conception du système actuel de gouvernance mondiale présente deux défauts majeurs : l’absence de contrôle démocratique, ainsi que la participation limitée des représentants élus à la prise de décision et aux négociations mondiales », a commenté Jo Leinen, membre du Parlement européen et second coprésident élu du groupe. « Un parlement mondial doit être créé le plus rapidement possible. Il permettrait de trouver des solutions plus efficaces pour résoudre les problèmes mondiaux tels que la crise financière, le changement climatique et le terrorisme. La création d’un groupe parlementaire consultatif est une étape très importante pour notre campagne », a déclaré Johnson Bartile Toskin, membre du Parlement d’Ouganda et vice-président élu du groupe.

Lors de la discussion de jeudi, il a entre autres été souligné que la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP15) de décembre représenterait une bonne opportunité d’insister sur le besoin d’une véritable démocratisation au niveau mondial. Fernando Iglesias a déclaré : « Qui peut encore croire que les gouvernements et les leaders nationaux, qui ont été choisis pour défendre les intérêts de leur pays et pour traiter avec leurs clients politiques et économiques, peuvent résoudre ce problème dans l’intérêt du bien commun mondial ? »

Le premier terme du groupe parlementaire consultatif de la CCAPNU se terminera en novembre 2010 ; le groupe révisera alors ses termes de référence. Le groupe peut être composé au maximum de quinze parlementaires.

Les sept membres fondateurs du groupe sont :

  • Mokshanand Sunil Dowarkasing, membre de l’Assemblée nationale (Mouvement socialiste mauricien) et membre du Parlement panafricain, île Maurice
  • Sonia Escudero, membre du Sénat (Partido Justicialista - 8 de Octubre) et secrétaire générale du Parlement latino-américain, Argentine
  • Fernando Iglesias, membre de la Chambre des députés (Coalición Cívica) et membre du Parlement latino-américain, Argentine
  • Jo Leinen, membre du Parlement européen (Groupe socialiste), Allemagne
  • Edward McMillan-Scott, vice-président du Parlement européen, Royaume-Uni
  • Johnson Bartile Toskin, membre du Parlement (National Resistance Movement) et membre du Parlement panafricain, Ouganda
  • Graham Watson, membre du Parlement européen (Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe), Royaume-Uni