Manifestation à Delhi: « L’Inde pourrait jouer un rôle significatif au sein de une Assemblée parlementaire aux Nations Unies »

Secretariat, 30. mars 2009

Le 28 mars, une assemblée publique portant sur la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies (APNU) a été organisée au cœur du pouvoir de la démocratie indienne, au Constitution Club de New Delhi, à à peine un kilomètre du bâtiment du Parlement indien.

Madame Sonal Kellogg, la coordinatrice de la Campagne en Inde, a d’abord souhaité la bienvenue aux participants. Le Dr James Williams Arputharaj, président de l’Association fédéraliste de l’Asie du Sud, a ensuite expliqué que notre planète est confrontée à une crise financière principalement due au fait qu’il n’existe aucun système de gouvernance mondiale. « Se contenter de plans de relance n’est pas suffisant pour remédier à cette situation ; nous devons définir un nouveau mécanisme de gouvernance globale », a déclaré Arputharaj. Il a fait remarqué que le droit de veto du Conseil de sécurité de l’ONU est perçu comme étant antidémocratique par un grand nombre de personnes. « Au vu de sa riche tradition en tant que démocratie parlementaire, l’Inde, même si elle a échoué à obtenir un siège au Conseil de sécurité, pourrait considérer la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies avec optimisme. De plus, en tant que plus grande démocratie du monde, l’Inde pourrait jouer un rôle significatif au sein d’une APNU ». Il a ensuite décrit plus en détail le concept d’APNU et la manière dont la campagne se déroule.

Ms Kellogg a fait le compte-rendu de récentes entrevues avec des membres du Parlement indien. Elle a expliqué que quatre parlementaires appartenant à différents partis politiques et provenant de différentes régions ont dernièrement exprimé leur soutien, dont Najma Heptullah, présidente de l’Union interparlementaire entre 1999 et 2002.

Par la suite, lors de la discussion, les participants ont posé des questions portant, entre autre, sur la viabilité de la campagne et les justifications de la création d’un organe supplémentaire à l’ONU. Le Dr Arputharaj a expliqué qu’une APNU ne consisterait pas seulement un nouvel organe onusien : « Une APNU serait le premier organe de l’histoire humaine à directement représenter la population mondiale au niveau mondial », a-t-il déclaré.