G20 à Hambourg : Démocratie globale et assemblée parlementaire à l’ONU discutées lors d'un « sommet alternatif »

Secretariat, 6. juillet 2017

En préparation du sommet du G20 à Hambourg en Juillet, un atelier sur la démocratie globale et la création d’une assemblée parlementaire à l’ONU s'est déroulé lors du sommet alternatif « Global Solidarity Summit » qui a été organisé par plus de 70 groupes de la société civile.

« Une justice globale ne sera possible que par la création de structures globales », a remarqué Dena Freeman, directeur adjoint de « One World » dans sa présentation. Elle a expliqué comment la transition historique vers la démocratie en Europe au dix-neuvième et au début du vingtième siècle a conduit à l’amélioration de la justice sociale par le développement des partis de gauche, la redistribution et l’Etat providence. « Maintenant, il est temps de mettre en place une transition au niveau global qui conduit à un nouveau contrat social et un monde plus juste pour toutes et tous. Il faut commencer à construire des institutions globales pour établir la démocratie au niveau global, et un parlement démocratique à l’ONU constituerait un bon point de départ.»

Andreas Bummel, directeur de « Democracy Without Borders » et coordinateur de la campagne pour une assemblée parlementaire à l’ONU (APNU) a traité du même sujet dans la deuxième présentation. « Le sommet du G20 souffre d'un manque de légitimité par rapport à un pouvoir décisionnel global. » « Il n’est pas représentatif et la plupart des pays sont exclus. A l'inverse, les Nations Unies incluent tous les pays, mais elles sont aussi loin de constituer une démocratie idéale. Exactement comme le sommet du G20, elles sont un club exclusif des pouvoirs exécutifs des gouvernements. L’ONU doit être démocratisée. Il faut une assemblée parlementaire qui représente les citoyens du monde dans la prise des décisions. » Il a également indiqué qu’il faut surmonter le principe du consensus dans le processus décisionnel dans le cadre des négociations intergouvernementales et établir des structures démocratiques qui pourraient aider à maintenir des décisions de majorité à long terme. M. Bummel a appelé les activistes à rejoindre la campagne de l'APNU.

Suite aux deux présentations, une discussion animée sur les défis globaux a eu lieu, tels que le changement climatique, la destruction environnementale, l’inégalité et la justice sociale ainsi que la question « comment la démocratie globale et un parlement du monde aideraient à les aborder ? ». La plupart des participants sont d’accord sur le fait que la démocratie globale est nécessaire pour établir la justice globale, la démocratie doit être renforcée à tous les niveaux et qu’il ne faut pas qu’elle soit dominée par les intérêts personnels. Pour la plupart des jeunes activistes, c’était la première fois qu’ils entendaient parler de l’idée d’un APNU - un grand nombre entre eux y sont favorables et ont signé la pétition de la campagne.

Le jour de l’atelier, la séance plénière du Parlement Européen a adopté une résolution à Strasbourg qui inclut l’appel au Conseil de l’UE à encourager le débat sur la « création d’une assemblée parlementaire à l’ONU. »